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articles scientifiques décryptés

La sensibilité à la fumée passive prédit le risque de fumer chez les ados
Selon une étude américaine portant sur des jeunes de 12 à 15 ans, un ado sensible au danger de la fumée passive est moins à risque de commencer à fumer. Cette observation est une piste intéressante pour prévenir l'initiation précoce au tabac. Cela doit encourager les parents à faire vivre leurs enfants dans une maison sans fumée et à bien les informer sur les méfaits de la fumée passive.

source: Anna V Song et al., J Adolesc Health, 2009
Un ado déprimé est plus à risque de fumer
Le lien entre le tabagisme et la dépression à l'adolescence est bien établi. Mais est-ce le tabagisme qui induit une humeur dépressive ou l'humeur dépressive qui favorise le tabagisme? Des chercheurs canadiens ont tenté de répondre à cette question en passant en revue de nombreuses études. Ils arrivent à la conclusion d'une causalité bidirectionnelle: un ado déprimé est plus à risque de fumer pour se sentir mieux (la nicotine le stimule et augmente la sensation de plaisir) et, dans une moindre mesure, fumer augmente le risque de déprimer (la nicotine dérègle la transmission entre les neurones).

source: Michael O Chaiton et al., BMC Public Health, 2009
Les aînés influencent leurs cadets en matière d'alcool
Une étude menée en Suisse sur des ados de 13 à 17 ans suggère que le fait d'avoir un grand frère ou une grande soeur qui abuse de l'alcool augmente le risque pour les cadets d'abuser également de l'alcool. L' influence de l'aîné sur le cadet sera d'autant plus grande s'ils s'entendent bien, s'ils passent du temps ensemble et s'ils ont des amis communs. Mais cette influence peut être modulée par le type de relations que le cadet entretient avec ses parents. On observe en effet que l'influence de l'aîné et celle des parents interagissent ensemble sur le comportement du cadet. Ainsi, même si l'aîné donne l'exemple d'une consommation abusive d'alcool, le maintien de bonnes relations avec les parents et une supervision parentale apparaissent comme protecteurs pour le cadet.

source: D. Gossrau-Breen et al., Journal of Adolescence, 2010
La consommation précoce de tabac annonce le binge drinking à 15 ans
Des chercheurs suédois se sont intéressés aux facteurs de risque associés à la consommation abusive et épisodique d'alcool à l'adolescence. En suivant des jeunes durant deux ans, ils ont observé que les ados qui fumaient du tabac à 13 ans se retrouvaient souvent dans le groupe des binge drinkers à 15 ans. Mais cette étude montre aussi que le facteur de risque "cigarette à 13 ans" peut être contrebalancé par l'effet protecteur d'un contrôle parental important et d'un attachement fort entre parents et enfants.

source: Anna-Karin Danielsson et al., Substance Use & Misuse, 2010
Le binge drinking endommage le cerveau des ados
Une étude américaine s’est penchée sur les effets du binge drinking sur le cerveau d’ados entre 16 et 19 ans. Les chercheurs se sont intéressés en particulier aux dommages subis par la substance blanche lors d’un excès d’alcool. La substance blanche, sorte de câblage du système nerveux central, est responsable de la transmission de l’information et se développe jusqu’à l’âge adulte. Grâce à l’imagerie cérébrale, on a pu observer que des ados adeptes du binge drinking voient la qualité de leur substance blanche altérée par rapport à un groupe similaire qui n’a jamais abusé d'alcool. Cette découverte est étonnante, car on retrouve habituellement ce genre de lésions cérébrales chez les patients adultes alcooliques. Ainsi, les ados qui consomment massivement de l’alcool mettent véritablement leur cerveau en danger. ....

source: Tim McQuenny et al., Alcohol Clin Exp Res, 2009
Le cerveau des ados: un bolide aux freins défectueux
De nombreuses études basées sur l'imagerie cérébrale ont montré qu'au début de l'adolescence le cerveau atteint un pic de potentialité: la matière grise (le corps des neurones) est à son volume maximum. C'est le cerveau de tous les possibles. Mais, en même temps, ce cerveau adolescent est sous-équipé pour gérer des situations complexes et pour trier la masse d'informations qui lui parvient. En effet, à ce stade, le cortex préfrontal responsable de l'intégration des émotions, de la prise de décision ou du contrôle de l'impulsivité est loin d'être achevé, sa maturation se poursuivant bien au-delà de 20 ans. Ces observations sont importantes, car elles permettent de mieux comprendre et parfois de dédramatiser les comportements typiques de l'adolescence comme la recherche de sensations et des plaisirs immédiats et autres prises de risques. Cela permet également d'encourager les parents et les adultes en charge d'adolescents à tenir bon durant cette période mouvementée et à jouer au mieux leur rôle de copilote.

source: Sara B Johnson et al., Journal of Adolescent Health, 2009
Se montrer strict sur l’alcool est protecteur pour les jeunes ados
Selon une étude hollandaise menée auprès de familles avec deux ados entre 13 et 16 ans, il existe une forte association entre les règles permissives des parents au sujet de l’alcool et la consommation précoce de leurs ados. Etre ferme sur la question de l’alcool est donc un bon moyen de retarder l’âge du premier verre d’alcool de son jeune. De plus, cette étude suggère que non seulement les parents devraient avoir des règles claires le plus tôt possible, mais qu’ils devraient les répéter au fil du temps. En effet, lorsqu’on les interroge une année plus tard, les parents ont tendance à être moins stricts sur le sujet. L’étude suggère qu’il est important de répéter régulièrement à son ado ce qu’on attend de lui en matière de consommation d’alcool et de ne pas se contenter d’une seule mise en garde à l’occasion d’une première fête. ..
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source: Haske van der Vorst et al., J Child Psychology Psychiatry, 2006
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